Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) de la ville de Fort-de-France initié avec l’Etat via l’ACSé pour une durée reconductible de 3 ans, a permis à ce jour à 266 associations d’œuvrer dans la proximité sur 14 quartiers prioritaires dont 5 placés en Zone Urbaine Sensible (ZUS).
Pour l’équipe du CUCS, 2010 était placée sous le signe de l’évaluation. Obligation contractuelle, ce bilan des actions menées dans le cadre du contrat 2007-2009 est, avant tout, une nécessité pour les acteurs. Il s’est décliné en deux sessions.
La première, d’une semaine, axée sur la conduite de projet et la préparation des séminaires. La seconde, d’une durée de 15 jours, entamée par les séminaires thématiques, s’est poursuivie par l’examen du cadre de l’avenant et la mise en place des chantiers.

Lors d’un échange rythmé, animé par le Conseiller Municipal Alain ALFRED en présence du Maire, Raymond SAINT-LOUIS-AGUSTIN, et de la Présidente du GIP-GPV Patricia MILIA-DERSION, les associations ont pu partager leurs visions de la cohésion sociale à Fort-de-France, et singulièrement dans leurs quartiers ; d’expliquer l’importance de la proximité, du rapport inter générationnel, de la solidarité…. Elles ont également pu estimer les actions menées et rappeler la nécessité d’accentuer les actions destinées à notre jeunesse, de reconduire les projets à fort impact sur la politique de cohésion sociale menée par la Ville. L’opportunité aussi de mettre en exergue certains des freins et conditions de réussite de ces actions, extérieurs aux ressources des associations, et de conclure sur la difficulté à mettre en place des actions sur une année et l’intérêt de travailler sur des projets de plus longue durée offrant une meilleure visibilité et une possibilité d’ajustement.
Cette évaluation permit aux différents acteurs de la cohésion sociale d’affirmer leurs regrets quand à la limitation des projets aux seuls quartiers éligibles au CUCS, et de s’unir pour souligner le bien-fondé d’une action plus globale. Les participants purent de fait, répéter la nécessité de négocier avec l’Etat d’autres critères d’intégration pour les quartiers relevant du CUCS.