Sensible à l’intérêt des partenaires institutionnels du Programme de Développement et de Rénovation Urbaine (PDRU) quand à l’évolution des chantiers, le GIP a organisé le 28 janvier une visite de chantier en présence de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Caisse des Dépôts (CDC), de la Direction de l’Environnement de I’Aménagement et du Logement de la Martinique (DEAL), et de la Ville de Fort-de-France.
L’occasion pour le Directeur du GIP-GPV, M. Bruno CARRER, de présenter ses vœux aux partenaires et d’exposer aux nouveaux venus l’historique et les objectifs du GIP-GPV, mais également de rappeler qu’avec le Schéma Directeur d’Aménagement et de Cohérence, le projet d’une Ville-Capitale s’inscrit dans le temps long de la ville.
En effet, les programmes sociaux et urbains tels que le Programme de Développement et de Rénovation Urbaine (PDRU), le Contrat Urbain de Cohésion sociale (CUCS), et l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH), aussi volontaristes qu’ambitieux, visent à inverser la tendance des phénomènes de dévitalisation sociale, économique, et de perte d’attractivité que subissait le territoire foyalais…
Par ailleurs, avec la mise en place du Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés dont la convention devrait être signée avant juin 2011, c’est toute une politique de restructuration et de réhabilitation qui s’articule autour des quartiers de Renéville et Sainte Thérèse, Canal Alaric, TSF, Eaux découpées, Faubourg Camille, en concomitance avec l’arrivée programmée du Transport en Commun en Site Propre (TCSP).
Enfin, Mr Xavier BOUVARD de la SEMAFF à présenté le bilan des actions menées dans le cadre de l’OPAH-RU, dont l’objectif consiste à réhabiliter les logements de la ville basse afin de les remettre sur le marché et participer de fait au repeuplement de la ville.
L’occasion de mettre en exergue les difficultés de mise en opérationnalité rencontrées (indivisions, situation sociale des occupants, coûts de rénovation élevés, etc..). Et de valoriser les résultats : permis de construire obtenus pour la construction de 69 logements, amélioration de l’habitat de 52 propriétaires occupants (PO), et de 200 propriétaires bailleurs (PB), mise en œuvre dans l’intérêt collectif de Déclarations d’Utilité Publique (DUP) sur plusieurs logements qui permettront à terme la construction de 122 logements sociaux….
La première halte a permis d’illustrer un chantier de réhabilitation en cours à la rue Lamartine et de voir à pied d’œuvre des ouvriers en pleine rénovation de l’immeuble Bunod.
A quelques mètres de là, toujours rue Lamartine, nous attendaient Mme Dominique BOURROUET, Directrice de l’Aménagement Urbain et de l’Architecture, accompagnée de M. Manuel DRIEUX chargé d’opération et de M. Alain ZOZOR (architecte), pour une présentation du projet «Réhabilitation du Marché aux Viandes». Son issue prochaine fournira aux bouchers un espace de travail modernisé, restructuré, mis aux normes, en continuité avec le Marché aux légumes de la ville, et offrira et aux commerçants voisins un regain d’activité.

A la « Cour Perrinon », seconde étape de cette visite, M. Nicolas GAUVIN, Directeur du Département Maîtrise d'Ouvrage Planification Financière et Urbanisme assisté de M. Jean-Louis PAULIN nous a présenté cet immense ouvrage réparti en différentes phases (aménagements de la Place Fabien Véronique et de la Place de l’Enregistrement, réfection des trottoirs et des réseaux d’eaux pluviales rues Moreau de Jonnes et Isambert) et qui offre aujourd’hui au centre commercial adjacent un environnement attrayant et dynamique.
Dans sa continuité, l’ex-Palais de Justice transformé en « Espace Culturel Camille Darsières » dont les locaux du bas ont été réhabilités, accueille aujourd’hui une partie des ateliers du SERMAC. A terme, il devrait abriter des activités culturelles et touristiques. Le parti pris d’aménagement du site permet d’en faire un lieu de vie et de culture bouillonnant en cœur de ville, une escale ombragée pour les touristes, usagers et autres martiniquais de passage.
Notre quatrième halte nous a menés à la Savane, immense chantier lui aussi scindé en plusieurs phases dont certaines ont été livrées en 2008 et 2010. Aujourd’hui, les martiniquais peuvent profiter des aménagements et équipements présents sur le site et renouer avec cet espace longtemps fermé au public.
Quand au réaménagement des voiries adjacentes, il se poursuit avec les adaptations indispensables au maintien de l’activité des commerçants dans les conditions les plus favorables possibles.
Rendre à cet espace d’urbanité sa vocation de convivialité, recréer les pôles d’attractivité pour les habitants et les touristes, tels seront les bénéfices de cette « nouvelle Savane » une fois les travaux achevés.
Après cette étape dans la ville basse, nous sommes partis à la découverte d’un quartier emblématique de la ville : Morne Abélard.
Enchevêtrement complexe d’habitations nichées sur un morne offrant un panorama enchanteur et unique sur la ville, Morne Abélard illustre la complexité à rénover un quartier populaire très dense, à forte identité où la population dispose de revenus modestes et où le taux de chômage est élevé. Qu’à cela ne tienne, point par point la Ville s’attache à régulariser, les titres de propriété sur ce lieu, rénover les accès, aménager des zones de jeux pour les plus jeunes… en d’autres termes à améliorer le cadre de vie dans le quartier.
En remontant le Canal Levassor sur la rive opposée, en direction des Terres Sainville, le Parc Culturel Aimé Césaire (ex Parc Floral) nous a dévoilé les dernières avancées de sa réhabilitation.
Mme BOURROUET et M. ANDRE nous ont guidés lors de cette visite revenant tour à tour sur les différentes tranches de l’opération, les exigences, contraintes architecturales et autres spécificités liées à la valeur historique et patrimoniale du lieu (bâtiment classé par les Bâtiments de France) qui, de fait, prorogent les travaux.
Dans le prolongement de la Rive Droite, située au quartier l’Ermitage, notre dernière étape en ville basse nous a conduits sur le site de l’ex-Hôpital Civil. Là, le vaste chantier de désenclavement entrepris par la Ville suite à celui des démolitions se poursuit dans les temps et devrait, au 1er trimestre 2011 offrir un nouvel axe de circulation aux habitants de ce quartier et à terme faciliter l’intégration des projets urbanistiques et d’aménagements prévus.
La neuvième et dernière étape, de cette matinée nous a permis de présenter deux opérations d’envergure opérées par la S.I.MAR sur le quartier Floréal.
D’une part la démolition de l’immeuble « Les Orchidées », l’occasion pour le Directeur du Développement, Mr TARPAU accompagné de Mlle MARTIAL chargée de mission Politiques Urbaines, de nous expliquer la complexité du processus lié en grande partie à la valeur affective du lieu pour les habitants et à leurs conditions de ressources (reloger dans le quartier, éviter la création de squats…).
L’occasion aussi d’apprécier la résidentialisation de l’ensemble des bâtiments S.I.MAR, nécessaire à l’amélioration du cadre de vie des habitants, avec l’accessibilité et la sécurisation des lieux.