La Ville de Fort-de-France et son outil de programmation urbaine, le GIP Grand Projet de Ville, souhaitent informer l’ensemble de la population de l’état d’avancement des projets de rénovation urbaine en cours dans la ville-capitale.
Le bilan, l’actualité et les perspectives seront régulièrement communiqués afin d’associer le plus grand nombre à cet enjeu majeur qu’est la rénovation urbaine de la ville-capitale.
Ce grand projet de modernisation a pour ambition de renforcer l’attractivité de la ville capitale, d’offrir aux habitants un bien-être urbain tout en préservant les espaces naturels et agricoles.
Le Programme De Rénovation Urbaine de Fort-de-France en chiffres
- 6 quartiers
- 3 périmètres d’intervention
- 35 000 habitants concernés
- 170 millions d’euros investis
- Un programme étalé entre 2005 et 2013
Les spécificités de la rénovation foyalaise : respect du patrimoine et durabilité
Mis en place en novembre 2005 avec le soutien de l’ANRU (Agence Nationale de la Rénovation Urbaine), le Programme de Développement et de Rénovation Urbaine foyalais (PDRU), intéresse 6 quartiers de Fort-de-France, peuplés par quelques 35 000 habitants, soit le tiers de la population totale de la ville.
3 zones d’intervention, comportant des besoins spécifiques, ont été définies :
- La ville basse : Centre-ville, Terres-Sainville, Rive Droite, Ermitage
- Le quartier de Dillon
- Le quartier de Floréal
Les objectifs :
- Favoriser le mieux-vivre en ville, pour ses habitants et ses usagers ;
- Rénover plutôt que démolir, en préservant le patrimoine de la ville-capitale ;
- Favoriser la création d’activités et le repeuplement de la ville-capitale.
Pour atteindre ces objectifs, la Ville a choisi d’articuler ses actions de rénovation autour d’axes majeurs, à savoir :
- L’amélioration de l’habitat et l’augmentation de l’offre de logements ;
- L’aménagement de grands espaces publics structurants d’activités et de rencontres ;
- La requalification urbaine et le désenclavement des quartiers ;
- La création d’équipements et de services de proximité.
Des changements visibles et concrets
Les 4 premières années de mise en œuvre du Programme de Développement et de Rénovation Urbaine ont permis de réaliser de nombreux projets dans les 3 zones concernées par ce projet ambitieux. Les quartiers changent à mesure que la rénovation urbaine avance.
Dans les quartiers - Centre-Ville : le « bien vivre en ville » pour tou
- La piétonisation de rues (ex : J. Cazotte)
- Le réaménagement de places : place Au Béro, place Lafcadio Hearn, place Gandhi, place Abbé Grégoire, place du 22 mai
- La réparation et sécurisation d’écoles (ex : école maternelle « Les abeilles », l’école provisoire Rive Droite)
- La création de structures d’accueil
- La réfection de l’éclairage public
- Un dispositif d’amélioration de l’habitat, de lutte contre les logements vacants et de construction de logements en, « insertion urbaine », avec l’OPAH-RU, Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat de Rénovation Urbaine.
- Dillon : l’amélioration du cadre de vie
- La résidentialisation des immeubles SIMAR
- La réfection et sécurisation de l’éclairage public
- La réhabilitation de 5 écoles
- La réhabilitation du réseau des eaux pluviales
- La réfection des trottoirs
- Floréal : la modernisation des espaces publics
- La démolition des immeubles Les Orchidées
- La résidentialisation des Tours Germaine, Eliane et Alizées
- La restauration du gymnase de Godissard
- L’aménagement d’un espace de marché de proximité
- La réhabilitation du réseau des eaux pluviales
- La réfection des trottoirs
- Le déplacement de la pharmacie dans un nouveau local
Les grands projets d’aménagement structurantsVéritable vitrine du changement de la ville capitale, la Ville a entrepris dans le cadre du PDRU la réalisation d’opérations d’envergure. Elles restructurent la ville et apportent de nouvelles aires de rencontres pour les Foyalais, les Martiniquais et les visiteurs de l’île.
La Savane
Ce site emblématique souffrait de désaffection et cristallisait de nombreux symptômes liés à l'exclusion. Sa reconquête est indispensable pour développer l’attractivité de la Ville-Capitale auprès des martiniquais comme des touristes.
Les opérations prévues :
- le réaménagement paysager, à partir de nombreux îlots de verdure
- l’installation de carbets dédiés aux artistes et aux commerçants, animant le lieu
- la sécurisation du lieu par la présence d’îlotiers et de médiateurs urbains
- l’articulation avec la nouvelle façade maritime
En 2009, le front de mer a été livré : aires de jeux, plage de la Française aménagée, promenade en bois, kiosque (…) sont désormais accessibles.
Le Parc Culturel Aimé Césaire
Ce second espace de verdure de 3 ha sera réaménagé afin de renforcer son rôle de haut lieu de la culture et de l’art martiniquais. Les opérations prévues :
- la réinstallation des activités du SERMAC dans le reste des bâtiments
- l’aménagement des parcs et jardins ouverts au public
- la sécurisation du lieu, notamment grâce à un dispositif d’éclairage public
En 2009, l’allée des Tamariniers, qui traverse le Parc dans toute sa longueur et un des bâtiments dédiés aux activités du SERMAC ainsi qu’une esplanade ont été livrés. Les activités culturelles ont pu reprendre pour une partie d’entre elles.
Le plan de relance : un levier d’accélération de la rénovation urbaineDans le cadre du plan de relance décidé par l’Etat en 2009, un certain nombre d’opérations ont déjà débuté :
- La rénovation et la sécurisation de l’éclairage public du centre-ville
- Le désenclavement du quartier Ermitage
D’autres seront entamées d’ici le début 2010 :
- La poursuite de la réhabilitation et de la mise en valeur de la Savane
- La poursuite de l’aménagement et de la mise en valeur du Parc Culturel Aimé Césaire
- L’aménagement des abords de la fontaine Gueydon
- L’extension de la micro zone d’activités de Dallas (quartier Dillon)
- La réhabilitation du jardin d’enfant des Harmonies (quartier Dillon)
- La construction d’un nouvel espace d’activité aux abords du Port de croisière
- La création d’espaces résidentiels aux abords du Canal Levassor (secteur « Trabaud » côté Ermitage et secteur « Au Béro » côté Terres-Sainville)
Pas de développement urbain sans développement humain
La rénovation urbaine ne se limite pas à l’urbain stricto sensu. Dans les quartiers prioritaires, des logiques d’intervention sociales et économiques sont mises en place pour soutenir les populations en difficulté.
L’ensemble des ces actions sont reprises dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS), doublé du Programme de Réussite Educative (PRE). Ce projet de territoire est développé au bénéfice des quartiers en difficulté, sur la base d’un partenariat de la Ville et de l’Etat, via l’ACSE, l’Agence nationale de Cohésion Sociale.
Les projets éducatifs, culturels ou d’insertion favorisent l’insertion professionnelle, facilitent l’égalité des chances, et renforcent l’accès aux infrastructures et aux services. L’implantation de boutiques de gestion ou l’animation de plateaux sportifs participent à cette ambition sociale de la Ville et ses partenaires.
La gestion urbaine de proximité mise en place dans les quartiers vise le développement de chantiers de rues et d’insertion, et le déploiement de médiateurs urbains. Elle est un des éléments forts voulus par la ville de Fort-de-France.
L’implication des habitants, déjà pratiquée dans le cadre de la démocratie participative, s’est articulée autour de forums urbains, de conseils de quartier, d’ateliers populaires. La planification d’outils d’informations et de communication complétera dès la fin de l’année 2009 ces dispositifs de concertation.
Fort-de-France demain : entre modernité et proximité
Un centre-ville attractif et repeupléLe périmètre de la ville basse présente la particularité d’être un espace central, composite, et fortement ancré dans le patrimoine collectif martiniquais. Les opérations prévues dans le cadre du PDRU doivent régler les dysfonctionnements dont elle souffre aujourd’hui, comme celui du stationnement, de l’immobilier vacant, de la détérioration patrimoniale, ou de la dégradation de l’infrastructure urbaine.
Sont programmés l’aménagement d’espaces publics, la sécurisation de l’infrastructure urbaine, l’intégration de secteurs périphériques comme Rive Droite, l’amélioration de l’habitat favorisant la mixité sociale…
Le PDRU foyalais complète le projet stratégique de « Ville-Capitale » et participe au développement d’un centre ville attractif et dynamique.
Un quartier de Dillon accueillant et dynamiqueAvec ses 8000 habitants, Dillon est un quartier important de Fort-de-France. La rénovation urbaine de ce quartier passe par le renouvellement du cadre de vie et l’émergence de fonctions résidentielles. Pour cela, l’infrastructure urbaine est modernisée, les espaces publics sont réhabilités, et l’offre de logements mieux adaptée. En plus de ces travaux de rénovation, la Ville assure la mise en place de services de proximité, comme la maison des associations. La gestion urbaine est améliorée, notamment à travers une convention urbaine de proximité, signée par le Maire, le préfet et la Simar en 2005.
Un quartier de Floréal moderne et connectéEnclavé et fortement urbanisé, le quartier de Floréal nécessite une politique de résidentialisation, accompagnée de l’amélioration du cadre de vie. Il s’agit de moderniser l’infrastructure urbaine, d’améliorer la qualité des espaces publics, d’assurer des services de proximité et de contribuer à la maîtrise des risques naturels.
Le volet logement se matérialise par des actions de résidentialisation et la démolition de l’immeuble des Orchidées, qui permettra la protection et la recomposition urbaine du quartier et la valorisation de son centre.
Le financement
L’investissement consacré au PDRU s’élève à 180 millions d’euros, répartis entre les fonds européens (15%), l’ANRU (30%), l’Etat (8%), la Ville de Fort-de-France (21%), la Région (4%), le Département (5%) et la Caisse des Dépôts et Consignations 1%, les bailleurs sociaux (16%).
Les acteurs de la rénovation urbaine : une démarche concertée
Un projet aussi ambitieux que le PDRU est possible par l’action coordonnée de nombreux acteurs de la planification urbaine.
La convention du PDRU est signée par l’ANRU, la Ville de Fort-de-France, la SEMAFF, la SIMAR, la SMHLM, l’Association Foncière Logement, la Caisse des Dépôts et Consignations et le Préfet.
Au-delà de cette convention, le pilotage du projet nécessite une mobilisation forte, où chacun remplit un rôle bien défini.
Le
GIP, Groupement d’Intérêt Public du Grand Projet de Ville est chargé du pilotage opérationnel du projet. Partenariat entre la Ville, l’Etat, la CACEM, la CCIM et la Caisse des Dépôts et Consignations, ce groupement coordonne l’ensemble du projet.
Un
comité de suivi constitué des partenaires techniques et financiers valide la programmation annuelle du PDRU et se réunit tous les trimestres pour évaluer l’état d’avancement des opérations.
La SMHLM, la SIMAR, la Ville, la SEMAFF assurent quant à eux la réalisation effective des travaux définis au sein du PDRU.